La philosophie peut-elle réparer le tissu social à l’image du fihavanana ? (Dr Mamitiana Claris Hubert)

Mpanoratra Dr Mamitiana Claris Hubert
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Mpanoratra Dr Mamitiana Claris Hubert
La philosophie peut-elle réparer le tissu social à l’image du fihavanana ? Pour une philosophie du dialogue, de la réconciliation et de la cohésion sociale à Madagascar Article proposé dans le cadre de la Conférence internationale de la Journée mondiale de la philosophie, organisée avec l’UNESCO et l’Université de Toliara, le 21 novembre 2024.
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La philosophie peut contribuer à cette réflexion en questionnant les causes des ruptures sociales, les responsabilités individuelles et collectives ainsi que les valeurs nécessaires au vivre-ensemble. Dans le contexte malgache, le Fihavanana offre une perspective particulière, puisqu’il met l’accent sur la qualité des relations humaines et sur la solidarité.

Néanmoins, la référence au Fihavanana ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les conflits. La solidarité peut rester limitée à certains groupes, tandis que l’appel à l’harmonie peut parfois servir à éviter la confrontation avec les injustices.

La problématique centrale est donc la suivante : dans quelle mesure la philosophie, en dialogue avec le principe du Fihavanana, peut-elle contribuer à réparer le tissu social et à promouvoir une société plus cohésive, juste et respectueuse de la diversité humaine ?

Cette interrogation conduit à dépasser une conception purement affective de la solidarité pour envisager le Fihavanana comme un principe de réflexion, de dialogue et d’action.

3. Questions de recherche

La réflexion s’organise autour de trois questions principales :

  1. Quelle conception du lien social et de la solidarité le Fihavanana permet-il de dégager ?
  2. Par quels mécanismes la philosophie peut-elle contribuer à la reconstruction des relations sociales fragilisées ?
  3. Quelles sont les conditions et les limites d’une mobilisation du Fihavanana au service d’une société plus juste et plus cohésive ?

4. Hypothèses de recherche

4.1. Hypothèse principale

La philosophie peut contribuer à la réparation du tissu social en transformant les valeurs du Fihavanana en principes éthiques de dialogue, de reconnaissance mutuelle, de justice et de responsabilité collective.

4.2. Hypothèses secondaires

  • H1 : la pratique du dialogue philosophique favorise la compréhension des différences et permet de remettre en question les préjugés qui alimentent les divisions sociales.
  • H2 : le Fihavanana, lorsqu’il est associé aux exigences de justice et de respect des droits humains, peut constituer une ressource pour la réconciliation et le renforcement de la confiance sociale.
  • H3 : la cohésion sociale durable ne peut être obtenue par la seule invocation de la solidarité ; elle exige également la reconnaissance des injustices, la participation des personnes concernées et la mise en place de mécanismes de réparation.

Ces hypothèses constituent des propositions théoriques à approfondir et à confronter à des observations empiriques.

5. Objectifs de la recherche

5.1. Objectif général

Analyser la contribution possible de la philosophie à la réparation du tissu social à partir des valeurs et des limites du Fihavanana dans le contexte malgache.

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