La philosophie peut-elle réparer le tissu social à l’image du fihavanana ? (Dr Mamitiana Claris Hubert)
Nampiditra hery
Nitsidika 9
Mpanoratra Dr Mamitiana Claris Hubert
Conclusion
La question de savoir si la philosophie peut réparer le tissu social ne peut recevoir une réponse fondée sur la seule célébration des valeurs de solidarité. La philosophie ne supprime pas automatiquement les conflits et ne remplace ni les institutions justes ni les actions nécessaires à la réparation des injustices.
Elle peut cependant contribuer à créer les conditions intellectuelles et éthiques d’une reconstruction sociale en aidant les individus à comprendre les causes des divisions, à reconnaître la dignité d’autrui et à rechercher des solutions par le dialogue.
À Madagascar, le Fihavanana offre une ressource culturelle importante pour cette réflexion. Il rappelle que la qualité de la vie collective dépend des relations que les individus entretiennent les uns avec les autres. Mais sa portée ne peut être pleinement mobilisée que si la solidarité s’accompagne de justice, de liberté, de responsabilité et d’ouverture à la diversité.
La rencontre entre philosophie et Fihavanana permet ainsi de concevoir la cohésion sociale non comme l’absence de désaccords, mais comme la capacité de vivre ensemble malgré les différences, de reconnaître les torts et de reconstruire la confiance.
En définitive, la philosophie peut contribuer à réparer le tissu social lorsqu’elle transforme la réflexion en dialogue, le dialogue en compréhension et la compréhension en responsabilité collective. À l’image d’un Fihavanana ouvert, critique et inclusif, elle peut participer à la construction d’une société dans laquelle la paix ne signifie pas le silence, mais la possibilité pour chacun de vivre dignement avec les autres.

Hametraka hevitra
Midira aloha