Le sexe est-il un critère de sagesse ? (Dr Mamitiana Claris Hubert)
Nampiditra hery
Nitsidika 15
Mpanoratra Dr Mamitiana Claris Hubert
10.2. Pourquoi la maîtrise du désir ne signifie pas sa suppression
La maîtrise de soi constitue une dimension importante de nombreuses conceptions de la sagesse. Cependant, il faut distinguer la maîtrise du désir de sa négation systématique.
Maîtriser un désir signifie être capable de l'examiner, de décider comment le vivre et, lorsque cela est nécessaire, de ne pas agir conformément à lui.
Supprimer ou condamner tout désir signifie au contraire considérer que celui-ci est nécessairement mauvais ou incompatible avec une vie morale.
Ces deux attitudes ne sont pas équivalentes.
Une personne peut choisir l'abstinence et vivre ce choix dans la sérénité. Une autre peut choisir une sexualité active et l'inscrire dans une relation respectueuse.
Dans les deux cas, la question philosophique porte sur la liberté du choix, la cohérence des valeurs et le respect des personnes.
La sagesse pourrait donc résider dans la capacité à ne pas être prisonnier de ses impulsions, sans pour autant considérer son corps comme un ennemi.
10.3. Le consentement comme exigence éthique fondamentale
Une réflexion contemporaine sur la sagesse sexuelle ne peut ignorer la question du consentement.
Le consentement ne se réduit pas à l'absence de résistance. Il suppose que les personnes puissent décider librement de participer à une relation et qu'elles puissent retirer leur accord.
Il ne peut pas être présumé à partir du mariage, d'une relation amoureuse antérieure, d'un comportement vestimentaire ou d'une obligation culturelle.
Aucune tradition ne devrait servir à justifier une relation sexuelle imposée.
La dignité de la personne exige que son corps ne soit pas considéré comme un objet dont un partenaire, une famille ou une communauté pourrait disposer sans son accord.
Dans cette perspective, une conduite sexuelle devient moralement problématique lorsqu'elle repose sur la violence, la contrainte, la manipulation ou le mépris de la volonté d'autrui.
Le consentement ne constitue pas, à lui seul, une réponse à toutes les questions morales relatives à la sexualité. Il représente néanmoins une condition fondamentale d'une relation respectueuse.
10.4. Le respect de la diversité des choix sexuels
Les individus ne vivent pas tous leur sexualité de la même manière.

Hametraka hevitra
Midira aloha